05 janvier 2018

Bonne annéééééééééééée!

2018

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Change de métier.

Sage-femme

Appel à témoins

 

Bonjour,

Je suis tombée sur votre page facebook et je me suis dis qu'il serait peut être bon que je partage mon témoignage.

Je suis étudiante sage-femme en M1. Depuis le début de ma formation je subis sur mes terrains de stage au CHU un harcèlement moral permanent.
Ca a commencé en début de L2 en salle de naissance. On me répétait sans cesse "de changer de métier", que "personne ne voulait travailler avec moi quand bien même je serai diplômée", que "les patients ne voulaient pas que je les prennent en charge à cause de mon faciès".

Ces remarques continuaient sans cesse. Des idées noires commençaient à submerger mon esprit. Chaque matin de garde je souhaitais avoir un accident de voiture pour ne pas pouvoir y aller. Quand j'avais un rhume, j'espérais que le médecin diagnostique une maladie grave qui nécessiterait une hospitalisation, toujours pour ne pas avoir à y aller.

Ca a continué jusqu’à ce que je craque en début de L3. Je suis allé voir la directrice de mon école en larmes (moi qui n'avais jamais pleuré devant personne auparavant!) pour lui dire que j'arrêtais la formation momentanément car je n'en pouvais plus de cet harcèlement.

Un mois après l’arrêt de ma formation j'ai pris rdv avec la directrice, accompagnée de mon père (pour que l'école prenne la situation plus au sérieux) afin de planifier ma nouvelle année de L3.

Je ne voulais pas refaire des stages au CHU, on a donc planifié un maximum de stage dans la ville voisine. 
Cependant la directrice nous a dit qu'il était impossible pour les années suivantes (M1 M2) de faire mes stages hors CHU car en master nous étudions la patho, donc tous les stages devaient se faire dans ma ville (excepté un stage en salle qui peut être fait à l’extérieur (DOM TOM, Angleterre, Belgique, Norvège... ou autres villes française). Elle ne pouvait pas faire d'exception.

Je lui fais part de ma peur que la situation recommence si je reprenais mes stages au CHU. Elle me dit qu'elle n'a pas d'autorité sur les autres sages-femmes et qu'elle ne peut rien faire de son coté.Elle me conseille d'en parler au professeur qui est en charge des services obstétrique et gynéco du CHU. J'ai donc envoyé une lettre recommandée à ce professeur et au doyen de la Faculté de médecine (car l'école de sage-femme est toujours liée à la fac) pour leur faire part de la situation de harcèlement que j'avais subie qui m'avait poussée à arrêter ma formation momentanément. Je n'ai reçu aucune réponse de leur part jusqu'à ce jour.

Lors de ma nouvelle année de L3, je fais plusieurs stages dans l'autre ville. Tout se passait très bien, Je me sentais tellement épanouie! Je n'avais pas peur de poser des questions. Je ne pleurais pas après mes gardes. Je n'avais plus d'idées noires, Tous mes stages étaient validés. J’étais heureuse!

Puis, j'ai dû faire certains de mes stages au CHU de ma ville... Ce que je craignais est arrivé. la situation ne s'était pas améliorée, elle a empiré.

On m'insultait devant les autres étudiants et patients. on m'interdisait d'entrer dans les salles de naissances j'errais donc dans les couloirs pendant toute ma garde. On m'interdisait de prononcer certains mots (comme "ok", "d'accord"). on me lançait des "baisser les yeux quand je te parle sinon ça va mal se passer pour toi". Il arrivait des moments où même les patients prenaient ma défense car ils jugeaient que "s'en était trop". 

On me lançait des "tes parents t'ont mal éduquée". Quand on me donnait un ordre du genre "va poser le monito à la pré travail"; si je répondais juste "oui" on me hurlait dessus en me disant "tu ne me réponds pas quand je te parle!".
On me lançait des "ferme ta gueule" quand je parlais à des auxiliaires, secrétaires ou autres étudiants.

De plus ils s'amusaient à me dénigrer en mon absence devant les autres étudiants en disant de moi que je suis "conne".

Un soir suite à une garde qui s’était très mal passée, j'ai contacté la directrice de l'école pour lui expliquer les faits de harcèlement que je subissais. Elle a organisé un rdv avec la cadre du service, certaines sages-femmes qui m'avaient maltraitée et moi-même.
Durant l'entretien j'ai déballé tout ce qu'on me faisait subir.

La cadre (qui est une amie d'un des sages-femmes présent lors de cet entretien) tente de justifier leurs comportements en m'expliquant "qu' à cause de mon faciès ça peut être difficile de travailler avec moi" (je ne suis pas défigurée et je ne porte pas de malformation facial à ce que je sache!! Je juste une étudiante d'une vingtaine d'année qui cherche à apprendre son métier!).

Une des sages-femmes présente disait clairement "qu'à son époque c'était pire", "qu'ils n'avaient pas le droit de pisser ou de s'asseoir" donc "elle ne voyait pas de quoi je me plaignais".
La directrice de l'école a alors pris ma défense en leur disant que "ce n'était pas une raison de me maltraiter".
Ne trouvant pas d'excuses pour se défendre un des sages-femmes présent, ment en disant que c'était les patients qui ne voulaient pas que je "touche à leur enfant car j'étais dangereuse" et que c'était pour cela qu'on me refusait l'entrée dans les salles de naissances".

Offusquée et choquée, je réplique que "les patients dont il parle sont encore en maternité et qu'on peut aller maintenant demander leur avis sur le sujet". La cadre me hurle dessus en disant que je ne dois pas faire entrer les patients dans nos histoires, ce que je comprends tout à fait, mais je lui dis clairement que ce qu'il dit est un mensonge et que c'est le seul moyen pour prouver que ce qu'il dit est faux.

Personne ne semble m'écouter, certains m'imitent ridiculement quand je prends la parole. Je leur dis alors que j'ai l'impression que ma voix n'a aucun poids contre la leur et qu'ils peuvent apparemment inventer tout et n'importe quoi à mon sujet sans preuve, tout le monde les croira.

La discussion se termine. Rien n'a changé. Quelques heures plus tard, la cadre et les sages-femmes fêtent ensemble son pot de départ dans le service et s'amusent entre eux à se balancer du gel écho.

J'ai vraiment l'impression d'être enfermée dans une secte. Toute l'équipe se connait, la majorité d'entre eux sont bons amis. Tous leurs mensonges à mon sujet sont pris comme parole d'évangile et ma parole n'a vraiment aucun poids devant la leurs. Tout le monde sait ce qui ce passe, étudiants, sage-femmes, aides-soignantes, personne ne fait rien. Certains en profite même pour participer à cet harcèlement.

Même certaines auxillaires puéricultrices se sont mis à jouer à ce jeu. On lance n'importe quelle rumeur sur mon sujet pour nuire à ma réputation.

Récemment, j'ai découvert qu'on disait de moi que "j'étais une droguée et que je fumais des joints tous les jours et que c'était pour cela que j'avais des cernes". (sachant que je ne fume même pas du tabac et je ne bois même pas ) Ces rumeurs se disent, d'après mes amies étudiantes qui m'ont rapporté les faits, durant les transmissions où les auxilliaires puéricultrice, les sages-femmes, pediatres, internes, étudiants en médecine et sages-femmes sont présents.
J'en ai parlé à la directrice de mon école, elle m'a répondu qu'elle allait en parler à la cadre du service où travaillées les auxillaires. Mais le mal est fait.

Les gens de l'équipe qui n'ont jamais travaillé avec moi ont déjà des à prioris sur moi avant même de m'avoir rencontrée et de savoir à quoi je ressemble. Une sage-femme avec qui je n'avais jamais travaillé auparavant a avoué à un autre étudiant sage-femme de ma promo qu'elle avait de l'appréhension à travailler avec moi après tout ce qu'elle avait entendu sur mon sujet, mais que finalement après une garde que j'avais faite avec elle, elle trouvait que je travaillais très bien. J'avais réussi à faire tout ce qu'elle m'avait demandé, et qu'elle ne comprenait pas pourquoi tout le monde avec une idée aussi négative sur mon sujet.

A mon dernier stage en salle, je me suis retrouvé à faire 4 gardes (sur 9 )de 12h avec "mes bourreaux" c'est à dire les deux sages-femmes les plus acharnées contre moi.
On ne me laissait rien faire à part prendre la température et la tension des patientes. Je n'avais pas le droit de les examiner quand bien même elles étaient d'accord. Je n'avais pas le droit de toucher les étriers ou même de chercher un brancart pour une cesarienne. J'avais l'impression de n'être qu'un poteau. On me parlait avec une telle violence que j'avais l'impression qu'on allait me frapper. On me disait que "je n'avais rien appris pendant 4 ans", "que j'avais aucun niveau".
Quand quelqu'un ratait quelque chose on balançait des "ça doit être M. qui l'a fait".

Je suis quelqu'un de très calme et détendue. Même avant/pendant les partiels je ne ressens aucun stress. Mais à ce stage là, j'avais une crise d'angoisse chaque matin avant mes gardes. Durant mes jours de repos je ne faisais que de pleurer dans mon lit. Je n'arrivais plus à manger.J'ai perdu 4 kg,Je n'arrivais plus à dormir. mes cheveux commencent à tomber en masse à cause du stress. 
Mon stage n'a pas été validé. Les sage-femmes m'ont dit clairement "que personne ne voulait travailler avec moi, que je devais changer de CHU."

Je dois donc faire mes stages dans un autre CHU, alors que le règlement de l'école stipule bien que tous nos stages doivent être fait dans ma ville, sauf pour le stage à l'extérieur. Vu la situation dans laquelle je suis, la directrice est d'accord pour faire une exception.
Je suis donc en recherche d'un logement pour mes prochains stages que je dois faire hors CHU.

On dit toujours, en ce qui concerne le harcèlement, qu'il faut en parler, j'en parle depuis le début mais personne ne fait rien. Tout le monde sait ce qui se passe, mais tout le monde se tait ou y participe. 
Même mes amis de promo trouvent que "c'est plus que de l'acharnement". Ma prof d'anglais en L3 m'avait conseillé de porter plainte et aujourd'hui, mes amis aussi. 

J'envisage de porter plainte mais cela reste difficile pour moi car je vous avoue que j'ai tellement peur des représailles!

Je sais qu'il est difficile de prouver un harcèlement moral. Il faut des témoignages et je sais que s'ils peuvent être anonymes, j'en aurai des tas, mais si les gens doivent mettre leurs noms personne ne voudra témoigner. 

Voilà, j'espère que mon témoignage aidera à faire changer les choses!

Merci à M. pour son témoignage.

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JOYEUX NOEEEEL :D

Moman

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Les bonnes idées de Tata Zam :D

Clope

Posté par MerveilleuseZam à 18:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Arrété, mayrde!

Pétronille!

Posté par MerveilleuseZam à 18:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Humpf!

Putepute

Posté par MerveilleuseZam à 18:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]